« Maman aime la soupe de poireaux, le pot au feu, le poulet Gaston Gérard, la crème au caramel, la guimauve à la violette, les tomates farcies. » (p.13)

À quelques semaines des fêtes de fin d’année, voici une lecture qui nous rappelle à quel point il est important de prendre du temps avec les êtres que l’on aime, la vie ayant la particularité d’être aussi précieuse que fragile.

Avec simplicité, l’auteure a su trouver les mots justes pour évoquer ses souvenirs, ses fragilités, ses doutes, ses souffrances qui lui ont permis d’être la femme qu’elle est aujourd’hui.

Le vide laissé par la perte de sa maman, ravive sa mémoire olfactive, gustative et culinaire. Pour notre plus grand plaisir, nous retombons en enfance avec l’auteure, pour découvrir les délices de la confiture d’abricots nappée sur une brioche tout juste sortie du four alors qu’elle revient de l’école.

Elle nous rappelle qu’enfant, c’étaient ces odeurs familières, ces goûts, ces moments de complicité, ces « madeleines de Proust », tous ces petits riens qui faisaient notre monde. À cette époque, notre bonheur se cachait là. Aujourd’hui nous l’avons presque oublié, accaparés par un quotidien parfois trop rempli.

Au fil des pages, notre propre mémoire se réveille, nous replongeant dans notre propre enfance, faisant écho avec ce que l’on a pu vivre, nous submergeant, par réaction, d’une vive émotion. Notre lecture nous rapprochant ainsi de l’auteure.

Ce livre est grand par son humanité, par l’humilité dont a fait preuve l’auteure au cours de son écriture.

Il fait partie des livres qui marquent. On ne peut rester insensible à la lecture de celui-ci.

Attention, c’est une véritable bombe émotionnelle à lire de toute urgence et peut être même à offrir !

Titre Doucette vivra, maman...
Auteur Dorothée Moitié
Edition Edilivre
Date de parution 20180308
Format 20.4 x 13.4 cm ; 106 p.
ISBN 9782414195541

Dorothée Moitié est enseignante auprès d’enfants porteurs de handicap et elle a deux enfants.
Elle écrit depuis son plus jeune âge. Elle écrit comme elle vit, avec passion ; celle des mots qui pansent les maux. Elle écrit pour ne pas oublier. Avec Doucette vivra, maman… elle signe ici son premier récit. 

Source : Edilivre.