122_3m

Les édition de l’Epure

Collection Mise en appétit

 Date de parution : septembre 2011

ISBN : 978-2-352551-89-8

Format : 11×20

 136 pages

Résumé 

Sonia Ezgulian a hérité de la passion de cuisiner par sa grand-mère. Cette passion ne l’a jamais vraiment quitté. Journaliste culinaire pendant 10 ans, elle décide de faire le grand saut . Elle quitte Paris pour se lancer en tant que chef dans le restaurant de son mari à Lyon : L’Oxalys. Dans ce livre présenté sous la forme d’un livre de cuisine, l’auteure nous livre ses expériences. Chacun de ses souvenirs est accompagné d’une alléchante recette des plats qui ont figuré à la carte du restaurant entre 1999 et 2006.

Mon Avis

Il n’est pas facile de devenir en quelques mois un chef cuisinier et d’ouvrir son restaurant. A travers de savoureuses anecdotes, Sonia Esgulian nous retrace son parcours. Elle nous expose certaines de ses difficultés de jeune chef avec beaucoup d’humour et nous propose au menu de ce livre, une bonne tranche de rire tellement certaines situations semblent improbables : la vielle dame qui lance un os de pigeon pour son chien sous la table, une grand-mère qui souhaite un menu pour fêter les 18 ans de son petit-fils qui n’aime strictement rien ou encore le couple de jeunes parents mettant leur enfant sous la table pour profiter tranquillement de leur menu dégustation. Bien d’autres situations cocasses voir effrayantes sont également à la carte. Ces anecdotes  nous dépeint la difficulté de satisfaire une clientèle de temps à autre  abracadabrante. Chaque jour et chaque service réservant son lot de surprise. En complément de ces chroniques , les recettes proposées sont originales et donnent envie de piquer un bon coup de fourchette dans ces plats. C’est une invitation à la découverte de  l’univers culinaire de Sonia Ezgulian. Il est possible de la poursuivre en surfant sur son blog l’épluche sardine : http://www.lessardinesfilantes.fr/blog/sonia-ezgulian/ Elle est incontestablement un chef qui sait être  un écrivain, faisant  preuve de sensibilité, de créativité et de virtuosité dans l’accord et l’harmonie à la fois des produits et des mots.

Quelques mises en bouche

“La pire séance de torture est la table du cuisinier avec ses amis non cuisiniers. A chaque plat, l’homme de métier fait une leçon de choses à son auditoire ébahi comme le professeur de sciences naturelles disséquant une grenouille.” (p. 41)

“Le client pressé qui n’en finit pas de savourer son café, le client qui rumine des minibouchées pendant vingt minutes et termine enfin son entrée quand tous les autres clients entament leur dessert, le client pointilleux qui demande moult détails sur chaque plat….Ces situations provoquent des crises d’urticaire” ou des envies de jeter son tablier tant le round semble dur. Première grande résolution après le premier mois d’existence d’Oxalis : ne plus jamais se soumettre au fameux “client est roi” , seules les allergies sont tolérées.”(p. 48)