100 % Pur Jus

Avec la fin de la période des vendanges pour un certain nombre de crus, c’est l’occasion de reprendre le chemin des vignes pour découvrir des paroles de vignerons grâce au roman graphique Pur Jus, cultivons l'avenir dans les vignes de Justine Saint-Lô et Fleur Godart.

Pur Jus, cultivons l'avenir dans les vignes

Justine Saint-Lô ; Fleur Godart

Editions Marabout
Date de parution : Octobre 2016
Format : 26 x 19 cm - 221 pages

ISBN : 9782501116671

 

Justine Saint-Lô et Fleur Godart sont parties sur les routes de France pour visiter différents vignobles et terroirs. Ce voyage leur a permis de rencontrer des producteurs et de recueillir leurs témoignages.

Tour à tour nous faisons la connaissance dans les Pyrénées Orientales d’Alain, de Michaël et de son cheval, dans le Tarn de Jérôme et de ses vaches, dans l’Hérault de la Famille Andrieux, dans la Vienne de Cyril et Philippe, dans le Puy de Dôme Catherine et Manuel, dans le Bas-Rhin de Catherine et encore bien d’autres rencontres sont à découvrir au fil des pages et des cépages.

Voici toutes les femmes et les hommes qui murmurent à la feuille des merlots, croqués par  Justine Saint-Lô.

Montres-moi ta vigne et je te dirais qui tu es ! Voici le crédo de ce roman graphique !

Selon son style, ses convictions, chacun taille, bichonne sa vigne. Tous  sont à l’écoute de celle-ci, respectent son rythme et sa capacité naturelle de production.

Exit, les pesticides, les produits phytosanitaires et le tout mécanisé en viticulture ! Voici une nouvelle génération qui a de l’énergie et des idées à revendre. Ils reviennent à des fondamentaux qui placent la nature au centre de leur profession. Tous se plient en quatre, sont à l’écoute de leur vigne, exerçant un œil scrutateur pour déceler le moindre signe de santé ou de maladies. Certains sont même de véritables phytopharmaciens réalisant leurs propres décoctions de plantes, d’huiles essentielles pour fortifier, et guérir leurs vignes.

Ce roman est un véritable plaidoyer de viticulture raisonnée à déguster et à partager sans aucune modération.

 

Chroniques de la fruitière

Avec le froid qui s'abat sur la France ces derniers jours, quoi de mieux qu'une petite fondue au Comté pour se réchauffer?  Fred Bernard et Vincent Bernière, nous expliquent comment est produit ce fromage en un coup de crayon avec Chroniques de  la fruitière voyage au Pays du Comté. Si vous vous êtes toujours demandés comment se fabriquait le comté et par qui, ce roman graphique est fait pour vous !

Chroniques de la fruitière, voyage au pays du Comté

Fred Bernard, Vincent Bernière

Editions Glénat
Date de parution : Octobre 2016
Format : 20 x 26.5 cm - 152 pages

ISBN : 9782344015698

 

Mettez-vous au vert en ouvrant ce livre et prenez une bonne bouffée d’air frais ! Nous partons en compagnie de Fred au cœur du Jura et de ses montagnes au rythme des saisons où est fabriqué ce fromage que l’on trouve sur un très grand nombre de tables françaises. Avec ses dessins pastels, il  nous présente tous les acteurs en charge de réaliser de bons fromages. L’on y croise entre autre Clément et Albert, les éleveurs et les producteurs de lait et de Comté, Gisèle la ramasseuse de ait pour la coopérative, Florence qui décrypte les odeurs des fromages ou encore Marc Janin Le meilleur ouvrier de France qui nous fait découvrir des astuces pour magnifier ce fromage dans nos plats. Au détour des pages, nous rencontrons et découvrons encore bien d’autres personnes dans la fabrication de ce fromage. Chacun est un maillon d’une longue chaîne qui mène vers un produit exceptionnel apprécié par le plus grand nombre. Tous sont respectueux de la nature, des animaux, du terroir et d’un certain savoir-faire, qu’ils défendent chaque jour lorsqu’ ils partent travailler. Chacun des fromages que l’on peut déguster est le fruit du travail et de la passion de chacuns qui mettent leur grain de sel pour amener les meules à maturité. Se surpassant jour après jour, ils s’échinent à parfaire ce produit et faire en sorte que des fromages de qualité se retrouvent sur les étals de nos marchés.

Un roman graphique qui nous immerge au cœur de la magie de la réalisation du Comté et dans l’antre des caves d’affinage.

Après la lecture de ce livre, ce fromage n’aura plus de secret pour vous !

 

La cuisine cannibale de Roland Topor

En ce jour d'Halloween, faites sortir le côté cannibale qui est en vous avec la réédition d’octobre 2016 de La cuisine cannibale de Roland Topor.

La cuisine cannibale

Roland Topor

Editions Wombat

Date de parution : Octobre 2016

ISBN : 9782374980508

Format : 15  x 11 cm -128 pages

 

 Si vous avez toujours rêvé de dévorer votre voisin, votre agent d'assurance, votre patron ou encore l'un de vos plus proches congénères, alors ce livre est fait pour vous! Roland Topor vous fournit toutes les recettes et toutes les préconisations pour que vous puissiez vous régaler d'un steak de marchand de vin ou d'une cervelle de meunière. Le tout est assaisonné d'une bonne dose d'humour, de jeux de mots, de clin d’œil et de pastiches qui régaleront les amateurs des prouesses de l’esprit humain et non de sa chair.

Un livre à mettre dans toutes les mains !

 

 

Ça a commencé comme ça, d’Angéla Morelli

Avec son troisième roman Ça a commencé comme ça, Angéla Morelli nous livre le roman feel good de l'automne qu’il ne fallait pas rater.

Ça commencé comme ça

Angéla Morelli

Editions Harlequin

Date de parution : Octobre 2016

ISBN : 9782280352321

Format : 20,5  x 13 cm -361 pages

 

 

Flore est une mère célibataire de vingt-six ans, habitant dans un petit village du Sud-Ouest avec son père et sa fille. En tant que Superwoman, toujours tournée vers les autres et descendante directe de Shiva, Flore ne ménage pas sa peine et arrive simultanément à s’occuper de sa fille de sept ans, de son père, de sa vieille voisine, de sa meilleure amie, tout en réussissant à faire tourner son affaire de boulangerie en confectionnant chaque jour son lot de pâtisseries, de viennoiseries, tout en préparant ses délicieuses confitures, ses onguents et autres pommades médicinales pour qui en a besoin, et à consacrer quelques heures à l’épicerie du village. Aucune improvisation n’est permise tout est réglé comme du papier à musique.

Inutile de préciser que lorsqu’elle reçoit une lettre lui indiquant qu’elle était inscrite à un concours régional de confitures artisanales auquel elle n’a fait aucune démarche pour pouvoir y participer, elle s’en désintéresse pour pouvoir vaquer à ses très nombreuses occupations et ainsi évincer le potentiel grain de sable qui conduirait son organisation à s’enrayer. Mais c’est sans compter sur ses amies qui sont les instigatrices de cette inscription et grandes fans de ses confitures qui vont la pousser à accepter de se lancer dans ce concours.

Et ça a commencé comme ça ! Flore se lance bille en tête à réfléchir à ses recettes de confitures. La vie n’étant pas un long fleuve tranquille, elle peine à trouver des figues l’un des ingrédients imposé pour ses préparations. Elle écume les marchés et ses fournisseurs habituels pour tenter d’en trouver. Le seul producteur a en avoir malgré la mauvaise récolte de la saison est une sorte de Bad boy jardinier, musclé arborant de magnifiques tatouages nommé Corto. Lors de leur première entrevue sur le marché, ce dernier lui refuse de lui vendre sa précieuse récolte de figues. Obstinée, Flore ne s’arrête pas là pour pouvoir avoir ces fruits défendus. Qu’à cela ne tienne, elle n’ira pas avec le dos de la cuillère à confiture pour arriver à ses fins et gagner ce concours dont le prix lui permettrait de rénover la ferme familiale. Elle ne soupçonne pas que cette rencontre et sa participation va l’embarquer dans un tourbillon de péripéties qui vont lui faire vivre des émotions fortes, et par lui faire gouter au délicieux nectar de l’amour.

Une succulente comédie romantique concoctée par Angéla Morelli qui ne cesse de nous régaler et nous surprendre avec ses doux romans.

 

 

 

 

 

Les macarons au chocolat de Pierre H.

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Recette tirée de Dans la tête de Pierre H., de Gilles Pudlowski, p. 73-74.

Ingrédients :

  • 100 g de poudre d’amande
  • 125 g de sucre glace
  • 20 g de cacao en poudre
  • 15 g de sucre en poudre
  • 3 blancs d’oeufs
  • ganache de chocolat amer
  • un peu de sel 

Préparation : 

Mélanger poudre d’amande, cacao, sucre glace, tamiser, ajouter un peu de sel. Monter les blancs en neige. Incorporer 1/3 de sucre en poudre en continuant de battre, ajouter graduellement le sucre. A l’aide d’une spatule en bois, incorporer le premier mélange.

Transférer la pâte dans une poche à douille, dresser des noix sur une plaque couverte de papier sulfurisé. Laisser reposer 1 heure à température ambiante. Enfourner 12 minutes à 140°. A la sortie du four, transférer le papier sulfurisé sur une surface froide.

Retourner la moitié des coques et garnir de ganache au chocolat amer. Placer 24 heures au réfrigérateur.

 

 

 

 

Un dimanche après-midi avec Pierre H

Voici « quelques pages de bonheur » à défaut de « quelques grammes de bonheur » (Pierre H) qui retrace le parcours extraordinaire et la passion immodérée pour les macarons d’un gamin alsacien de quatorze ans, fils de boulanger, monté à Paris débuter son apprentissage à la maison Lenôtre. Dans la tête de Pierre H, le célèbre écrivain et critique gastronomique Gilles Pudlowski se glisse dans la peau d'un  petit-fils fictif dont le grand-père était un ami de Pierre H décédé le 15 novembre 2061 à l’aube de ses cents ans. En classant les affaires de son grand-père, il trouve une mince pile de feuillets jaunis intitulée : Mémoires de macarons de Pierre H, créateur du vrai premier macaron.

Dans la tête de Pierre H.

Gilles Poudlowski

Editions Steinkis-Collection Incipit

Date de parution : Octobre 2016

ISBN : 9782368460184

Format : 18,6  x 1 cm - 92 pages

 

Nous débutons la lecture de ces quelques pages décrivant les pensées et la trajectoire de vie inédite de Pierre H., le sacro-saint patron du macaron français. Pages après page, les sens sont mis à rude épreuve les saveurs, les senteurs filtrent à travers l’encre du papier. Chacune des descriptions des pâtisseries que Pierre H. prépare et côtoie, du mille-feuille au succès, de Lenôtre à Ladurée en passant par Fauchon, nous donnent l’eau à la bouche sous la plume de Gilles Pudlowski.

Toute la vie de Pierre H est vouée à la pâtisserie et une particulièrement occupe tout son esprit, devenant une véritable obsession : le macaron.

« Je m'imagine comme Matisse, le peintre des couleurs violentes du Sud, comme Cézanne, comme Mondrian, comme Léger, comme Picasso, insuffler de la forme, de la vie, de la couleur, bref, une vie neuve et de l'esprit à une pâtisserie un peu morte...Ce macaron, mon macaron, je vais en faire quelque chose, autre chose. "Ma" chose... » (p.27) 

Sa quête est celle du  macaron parfait, de son macaron, le macaron de Pierre H. Il se donne alors les moyens de mettre au point sa recette. Il goute, retranscrit les compositions des macarons de Joyeuse, de Saint-Emilion, de Saint-Jean-de-Luz, de Boulay, de Mont-Morillon, d’Amiens.

« Les macarons? Je les aurais pistés comme un détective cherche l'objet de sa quête, un assassin sa victime, un chasseur sa proie. Je rêve de macarons, je dors macaron, je vis comme un macaron. » (p. 31)

Tous les macarons du territoire français y passent et n’ont plus aucun secret pour lui. Peu à Peu, il crée et couche sur le papier ses premières recettes qui sortent des sentiers battus et proposent de nouvelles couleurs et saveurs : L’Ispahan avec le parfum de rose mêlé au litchi et à la framboise, Le Mogador avec le chocolat allié au fruit de la passion, Le Chloé au chocolat et à la framboise, Le Mosaïc à la pistache et à la griotte, Le Montebello à la pistache et à la framboise, La Mutine au chocolat et à la noix de coco et L’Infiniment Caramel. Toutes ces nouvelles gourmandises trouvent rapidement son public amateur de nouvelles douceurs.

L’acharnement dans le travail de cet éternel insatisfait le conduit à décrocher les étoiles, et à être reconnu dans le monde entier comme étant le meilleur pâtissier français qui a su faire du macaron l’un des fleurons de la gastronomie française.

Alors en attendant de pouvoir croquer à pleine dents dans un macaron de Pierre H, ouvrez cet écrin magnifiquement illustré par Marion Cluzel, et prenez le temps de déguster ces quelques pages qui rendent un très bel hommage à ce pâtissier visionnaire qu’est Pierre Hermé.

 

Pour les plus gourmands, vous pouvez réaliser la recette de macaron au chocolat de Pierre H. en cliquant sur le lien : http://lectures-gourmandes.fr/2016/10/les-macarons-au-chocolat-de-pierre-h/

 

Les Foufous, Tome 1 : Les Foufous à table

Voici un album très original, composé de dessins enfantins de couleurs vertes et roses fluo qui dépeignent avec une grande justesse les aventures quotidiennes de la famille des Foufous. Ce premier tome, Les Foufous à table de Françoize Boucher,  bourré d’humour, nous rappelle les tranches de vie que toutes les familles connaissent lorsque sonne l’heure fatidique du repas.

Les Foufous, Tome 1 : Les Foufous à table

Françoize Boucher

Editions Casterman
Collection Romans grand format
Date de parution : Octobre 2016
Format :26 x 21 cm - 48 pages

ISBN : 9782203106512

 

 

A chaque jour suffit sa peine pour les parents qui doivent sans cesse préparer les plats de leurs rejetons pour les satisfaire, en innovant mais pas trop, et tenter de réaliser le miracle de transformer cette corvée en un moment de convivialité. Cet  album montre les deux côtés de la table, parents et enfants qui s’escriment à faire tous les efforts possibles pour que tout ce passe bien. La tâche est loin d’être facile notamment lorsque maman a décidé de tester sa toute dernière recette qui n’est manifestement pas concluante. Il faut alors faire preuve de solidarité familiale.

Tout le monde se retrouvera dans cet album à travers  les aventures rocambolesques mais plus vraies que nature des Foufous ! Alors n’hésitez pas ! Payer vous une bonne tranche de rire, seul ou en famille !

 

 

30ème Salon régional du livre pour la jeunesse de Troyes

 

Le 30ème Salon Régional du livre pour la jeunesse de Troyes s’est tenu du 13 au 16 octobre 2016 à l’Espace Argence.

 

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Au programme des ateliers, des sélections d'ouvrages et des rencontres avec des personnalités du domaine tels que François Place, Anne Jonas ou encore Gilles Bachelet. C'était l'occasion aussi bien pour les petits que pour les grands de trouver son bonheur littéraire et de repartir avec quelques exemplaires dédicacés. 

Parmi la grande variété des maisons d’éditions présentes, l’une d’entre elles, sans doute la plus gourmande, Les Editions feuilles de menthe présentaient ses publications. 

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La découverte de leur collection Le thé aux histoires débutait par la dégustation sur le stand d’une délicieuse madeleine en lien avec le sujet de l'un des titres. Mise en condition, le voyage gourmand se poursuivait alors par des anecdotes les plus croustillantes les unes que les autres relatées par un membre passionné, et  intarissable de la maison d’édition. Chacune d'entre elles a donné lieu à la création de chacun des titres de la collection par des auteurs et des illustrateurs talentueux.

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Ce moment de partage est à l’image de la ligne éditoriale de ces ouvrages ayant pour mot d’ordre la transmission du patrimoine lorrain et alsacien. A travers de belles histoires très bien écrites et  magnifiquement illustrées à destination des enfants, chaque ouvrage retrace l’histoire particulière des grandes spécialités aux doux parfums d’Alsace et de Lorraine.

Les plus gourmets des lecteurs apprécieront de découvrir l’origine du kougelhof, les macarons de Nancy, les madeleines de Commercy, les bretzels, le pain d’épices et autres petites douceurs.

Des livres, cent pour cent français qui enchanteront petits et grands qui pourront se régaler à la lecture mais également côté cuisine où chacun aura la possibilité de reproduire les recettes présentes dans chacun des ouvrages.

De petites perles littéraires que je  me chargerais de chroniquer très prochainement sur le blog.

 Pour en savoir plus sur la collection Le thé aux histoires, cliquez sur le lien http://letheauxhistoires.blogspot.fr/p/qui-sommes-nous.html

 

La Cheffe, roman d’une cuisinière

Voici le dernier roman de Marie Ndiaye, La Cheffe, roman d'une cuisinière, qui est un véritable ravissement pour les amateurs de belle littérature et de gastronomie.

 

La Cheffe, roman d'une cuisinière

Marie Ndiaye

Editions Gallimard

Date de parution : Octobre 2016

ISBN : 9782070116232

Format : 20  x 14 cm - 288 pages

 

Ce roman raconte le destin hors du commun d’une gamine de Sainte-Bazeilles qui deviendra un  chef reconnu. Avec beaucoup de pudeur, nous découvrons son parcours extraordinaire à travers le regard anonyme de son commis qui est à la fois son plus grand admirateur et son prétendant.

Très jeune, elle a fait ses classes en tant que bonne au service d’une maison bourgeoise du côté de Marmande, chez les Clapeau. Ce couple amateur de viande, de bonne chair, invitait régulièrement des amis pour partager leur table à l’occasion desquels la cuisinière de la maison préparait une farandole de mets aussi beaux que goûteux :

« Il y avait le petit salé et son saucisson à cuire accompagnés de quelques très fines feuilles de chou blanc, le filet mignon pané et grillé sur lequel fondait ensuite du beurre d’anchois, il y avait les rognons de toutes les bêtes, systématiquement sautés dans le beurre et recouverts de sauce madère, le lapin aux échalotes et aux champignons, la langue de bœuf au gratin, les pigeons aux petits pois, il y avait les escalopes de veau à la crème poivrée, le gros boudin aux oignons ou à la viande servi sur des lamelles de pommes compotée, les croquettes de poulets frites, les côtelettes d’agneau à la Villeroy dont Monsieur Clapeau était fou, il les appelait les petites chéries, il les aimait à l’intérieur, il voulait avoir le goût léger du sang. » (p. 50)

A cette place, elle commençait sans le savoir son éducation gastronomique, ses patrons laissant son personnel se régaler des mêmes plats qu’eux.  Très rapidement, elle exerce  son goût et développe une expertise culinaire. Elle évalue  ce qu’elle pourrait améliorer, et rectifier dans chacun des plats servis. Peu à peu, elle met au point ses propres recettes. La vie, lui donna sa chance. Alors qu’à seize ans, elle n’avait encore jamais touché une casserole de sa vie, ses patrons lui proposèrent  la place laissée vacante par l’ancienne cuisinière. Ce seront ses premiers pas encore hésitants de cuisinière, découvrant son nouveau terrain d’expression pour le plus grand bonheur de ses employeurs et des convives.

Sans diplôme, avec peu de référence et sans expérience dans le milieu de la restauration, elle tente le tout pour le tout et arrive à se faire embaucher dans divers retaurants qui se chargeront de lui parfaire sa formation avant qu’elle n’arrive à son but : l’ouverture de son propre restaurant La Bonne heure.

L’auteure nous dévoile l’histoire de cette femme avec beaucoup de pudeur et parfois de non-dits qui se mêlent eux-mêmes au récit. A aucun moment, nous ne connaissons son nom, simplement désignée par La Cheffe. Aucun nom ne figure également  pour le narrateur qui nous livre la vie de cette femme qu’il a connue. Comme si les individualités, leur histoire s’imbriquaient et  s’enlaçaient pour ne plus faire qu’un avec l’art culinaire. La gastronomie semble avoir rongée, dévorée cette femme en son entier, lui imposant des exigences, une rigueur et un rythme de vie quasi monacal pour permettre à son génie d’exploser dans le temple de la création culinaire : la cuisine. Lieu dans lequel le narrateur ne peut se lasser de l’observer, d’admirer la justesse et la précision de chacun de ses geste qui conduisent  à la réalisation de son célèbre agneau en habit d’herbes. Elle avait des principes et mettait un point d’honneur à sublimer les saveurs plus que l’aspect de ses préparations visant à flatter l’œil de ses clients.

« Le produit tout nu n’étant pas acceptable, ni plaisant à l’œil ni séduisant au goût, l’art de la Cheffe consistait à la modifier juste assez pour qu’il semblât alors superbe autant que délicieux, cependant parfaitement reconnaissable, intègre, exhibant fièrement et posément son aspect parfois singulier. » (p. 220)

L’on comprend que cette vie est dirigée par la passion et le feu sacré de la création pour ravir toujours plus de clients  asservissant La Cheffe. Cette vie est un sacrifie sur l’autel des arts culinaires. La Cheffe s’astreint à évacuer tout ce qui la détournerait de sa trajectoire, supprime au passage tout semblant de vie personnelle. Les mots se mêlent avec les mets, et avec les personnages. La plume époustouflante de l’auteur embarque le lecteur dans le tourbillon de la quête infinie de la perfection.

Au fil des pages l’énigmatique image de La Cheffe s’effrite peu à peu laissant le lecteur devant une ultime interrogation : de quelle personnalité s’est inspirée l’auteure ?

 

 

Les fondus du chocolat

 

Voici une bande dessinée humoristique pour chocolatomanes avertis ! Délectez-vous des aventures croustillantes des Fondus du Chocolat de Bloz, Christophe Cazenove, et d'Hervé Richez.

Les fondus du chocolat

Bloz, Christophe Cazenove
& Hervé Richez

Editions Bamboo
Collection Humour
Date de parution : Août 2016
Format :30 x 22 cm - 38 pages

ISBN : 9782818940068

 

Les amoureux de cette douceur dégusteront avec plaisirs ces quelques planches cacaotées retraçant non sans une délicate pointe d’humour les péripéties de quelques amateurs de fèves  chocolatées. Les principaux traits et caractéristiques du choco-addict y sont représentés avec brio !

Vous retrouverez les expérimentateurs qui testent de nouvelles recettes plus ou moins concluantes, les aventuriers prêts à  découvrir de nouveaux hauts lieux de dégustation, les maladroits qui brisent, qui ratent, qui brûlent leur tentative de chocolat maison.

Les gags sont mis en boîte, et sont accompagnés de quelques bulles qui retracent l’histoire du chocolat, de sa découverte à son exportation vers les pays d’Europe pour pouvoir y être sublimé dans les mains des meilleurs chocolatiers.

Une bande-dessinée à déguster sans modération où l’on risque assurément la crise de fous rires plutôt que la crise de foie !